Questions au gouvernement

Situation critique du centre d’action médico-social précoce du Mans

Question orale n° 0935S de Mme Nadine Grelet-Certenais (Sarthe - SOCR) publiée dans le JO Sénat du 03/10/2019 - page 4937

Mme Nadine Grelet-Certenais appelle l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur la situation critique du centre d’action médico-social précoce du Mans (CAMSP).

Le CAMSP du Mans accueille actuellement plus de deux cent soixante enfants en situation de handicap dans le but que ceux-ci puissent vivre sereinement et s’intégrer en société. Pour ces enfants et leurs familles, le CAMSP est un acteur absolument indispensable. Pourtant, depuis 1993, le personnel du CAMSP du Mans exerce dans des locaux préfabriqués inadaptés.

Cette situation, censée être provisoire, perdure depuis plus de vingt ans et cela ne peut plus désormais durer. Les locaux, devenus de surcroît insalubres, ne sont pas aux normes. Pour exemple, les entrées ne sont même pas accessibles aux fauteuils roulants. Un comble pour un établissement d’accueil de personnes en situation de handicap !

Par ailleurs, le nombre de demandes de prise en charge par le CAMSP ne cesse d’augmenter chaque année. Avec 480m2 de locaux, le personnel du CAMSP du Mans se voit obligé de refuser certaines demandes, laissant ainsi des familles démunies de toute aide sociale. Pour faire face, le personnel du CAMSP du Mans aurait au moins besoin du doublement de la surface d’activité. De même, il faudrait que ces locaux soient aux normes afin d’exercer dans les meilleures conditions leur accompagnement à destination d’une population déjà fragilisée.

Malgré ces difficultés, les professionnels du CAMSP demeurent très investis et motivés en trouvant des expédients plus ou moins efficaces. Ainsi, le personnel n’hésite pas à partager leur bureau partagé à chaque nouvelle intervention pour pouvoir recevoir un enfant supplémentaire. De même, en mai 2018, le personnel du CAMSP du Mans avait monté un projet d’achat de nouveaux locaux avec un plan d’investissement à l’attention de l’ARS des Pays-de-la-Loire. Cela fait donc maintenant un an et demi que le personnel du CAMSP attend une réponse, alors que la situation presse. Sollicitée sur le terrain, elle a également alerté le directeur général de l’agence régionale de santé (ARS) en février 2019.

La ministre des solidarités et de la santé, ainsi que la secrétaire d’État chargée des personnes handicapées, ont toutes deux insisté sur l’importance de la prévention et ont réitéré cette priorité dans le cadre du plan autisme 2018-2022 afin de favoriser le diagnostic précoce. Il est urgent de répondre aux besoins du secteur pour apporter des solutions à un CAMSP en souffrance et pourtant reconnu pour la qualité de ses prises en charge.

Au regard de la motivation et du dévouement des équipes rencontrées, elle estime important de trouver une solution à leur demande et ainsi de leur apporter toute la reconnaissance qu’ils méritent. Pour toutes ces raisons, elle lui demande de bien vouloir lui indiquer quelles mesures peuvent être mises en place dans les meilleurs délais pour permettre l’accueil de ces enfants dans des conditions dignes.

 

En attente de réponse du Ministère des solidarités et de la santé

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