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Pays Vallée du Loir : « Faire entendre la voix de nos territoires ruraux »

Une soixantaine d’élus du Pays Vallée du Loir a échangé sur leurs souhaits et attentes pour le territoire. Cette réunion a également été prise en compte dans le Grand débat national.

L’association nationale des pôles et Pays, dans le cadre de la prochaine loi territoire, a souhaité qu’un débat ait lieu sur les volontés et les attentes des élus.

« J’en ai fait part au sous-préfet qui m’a dit de prendre en compte certains thèmes qui sont aussi liés au Grand débat national. C’est donc une double réunion, mais avec un seul objectif, faire entendre la voix de nos territoires ruraux », a expliqué Régis Vallienne, président du Pays Vallée du Loir.

Cette conférence des maires a abordé cinq axes majeurs :

Relations avec l’État et l’Europe

« Il faut repenser nos subventions. L’État jouant le rôle de finançeur, il a donc aussi le rôle de décideur », a lancé Laurent Hubert, maire de Villaines-sous-Malicorne.

Selon Régis Vallienne, « on ne peut pas dire que l’État ne répond pas à nos sollicitations, mais aujourd’hui, il y a un manque de transparence. L’État nous a transféré un certain nombre de compétences, mais ça se résume à plus de contraintes. »

Jean-Pierre Cherreau, maire de Marçon, souhaite « que l’État devienne davantage un partenaire qu’un décideur. »

Plus de pédagogie, plus d’accompagnement et plus de concertation entre l’État et le territoire, est le souhait des élus. « Il faut faire plus attention aux territoires ruraux et moins les comparer aux zones urbaines », a souligné Yveline Limodin, maire de Vaas.

Organisation institutionnelle, décentralisation et déconcentration

Les élus veulent moins de normes, moins de complexité dans les dossiers à monter et davantage de souplesse. « Les contrôles sont draconiens. L’État doit arrêter ces débilités administratives », s’est insurgé Jacques Lauze, maire de Dissay-sous-Courcillon.

Concertation et gouvernance

« Les gens ont des méconnaissances sur le fonctionnement de nos institutions et cela amène à de la désinformation », regrette la sénatrice Nadine Grelet-Certenais. Seule la fonction de maire semble être encore considérée par la population.

Gwénaël de Sagazan, maire de Bazouges/Cré-sur-Loir, est contre la loi du non-cumul des mandats. « Si un parlementaire veut être proche des administrés, il faut qu’il ait un mandat local pour connaître le terrain. »

Services publics et services au public

La dématérialisation ne plaît pas à tout le monde. « On dématérialise tout, on n’a plus d’interlocuteur et les gens ne s’y retrouvent plus. On en a marre car ça déboussole, et pas que chez les anciens », a lancé Jean-Pierre Cherreau, maire de Marçon. Le sous-préfet, Jean-Michel Delvert, a réagi. « Ce n’est pas l’État seul qui détruit tout. Certes, il a mis des procédures sur internet, mais c’est lié à l’évolution de la société. L’État ne décide pas de tout. »

Les transitions démographiques, écologiques, numériques et territoriales

La formation des jeunes a été un sujet traité. « Si les jeunes vont se former ailleurs, ils ne reviennent pas. Alors que si on propose des formations sur le territoire, ils y resteront », souligne Galiène Cohu, maire de Loir-en-Vallée.

Jean-Pierre Cherreau de poursuivre. « La jeunesse a une capacité créative. Il faut lui faire confiance et lui faire de la place. »

Source
Ouest France
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