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Maison de santé : les murs sont là mais il manque les médecins

Villaines-sous-Malicorne voit se construire une nouvelle antenne de la maison de santé du Pays fléchois. Son ouverture est prévue à l’automne… si un praticien accepte de s’y installer.

maison de santé Villaines sous Malicorne

Villaines-sous-Malicorne, hier. Le coût de la construction de la maison de santé s’élève à 560 000€.

Cette retraitée villanaise, croisée hier aux abords du chantier de construction de la maison de santé, déclarait :  » La maison médicale, c’est très bien et c’est attendu avec grande impatience. C’est important qu’il y ait un docteur qui arrive. Sinon, on est obligé d’aller à La Flèche ou à Malicorne. Et avec l’âge, ce n’est pas facile « .

Laurent Hubert, le maire de Villaines-sous-Malicorne, confirme les propos de son administrée :  » La population vit depuis quelques années sans médecin sur la commune. Cette antenne de la maison de santé du Pays Fléchois, c’est quelque chose d’attendu « .

Cabinets médicaux cherchent médecins

Encore quelques mois de patience. Les travaux ont débuté en Février. La livraison de la maison de santé est prévue pour l’automne.

Sur 250 m², seront aménagés deux cabinets médicaux, un cabinet de soins infirmiers, un bureau polyvalent, une salle d’attente, des WC et un espace de vie pour les professionnels de santé,  » Il y a une possibilité d’extension « , précise Laurent Hubert.

La priorité du moment est à remplir cette maison de santé. Non pas de patients, le potentiel est là, mais en médecins.  » Un challenge difficile « , concède Laurent Hubert. Et villaines n’est pas la seule commune du secteur à chercher. A Bazouges, autre antenne de la maison de santé du Pays Flèchois, un médecin généraliste est également espéré pour la rentrée.

Fidéliser les remplaçants

 » Pourquoi construire les murs avant d’avoir quelqu’un?  » interroge Guy-Michel Chauveau.

Parce que l’infrastructure sert la cause.  » Il fallait que l’équipement soit là. C’est un élément attractif « , assure Laurent Hubert. la qualité de l’outil de travail proposé aux médecins fait partie des atouts mis en avant par les élus communautaires. Aux candidats à l’installation, on vante aussi la mise en commun des moyens informatiques avec la maison mère et les liens humains avec le pool Fléchois.  » La notion d’équipe prime « , affirme le président de la communauté de communes qui mise beaucoup sur la sédentarisation des remplaçants.  » Vu les conditions de travail, ils restent « . Guy-Michel Chauveau fonde son propos sur l’expérience Fléchoise :  » On est passé de 3 à 8 médecins. On est capable de passer à 11 sans aucun problème « .

Mutualisation de la ressource humaine

Sauf que les nouveaux venus ont intégré une structure citadine. La greffe prendra-t-elle en milieu rural? Verdict dans un an. Si aucun praticien n’a posé son stéthoscope à Villaines ou à Bazouges d’ici là, la communauté de communes a un plan B : faire venir dans ses cabinets délocalisés des médecins en poste à La Flèche. Bazouges inaugure la formule en accueillant un  » Fléchois  » un jour par semaine.

Un pis-aller.  » Ce n’est pas viable sur la durée, c’est une solution d’amorce « , estime Laurent Hubert.

Guy-Michel Chauveau est sur la même longueur d’onde :  » ce sera transitoire « .

 

Murs en paille et futur éco-quartier

pose de la première botte de paille

Deuxième bâtiment public de la Sarthe avec des murs bois-paille.

Hier, avait lieu la pose symbolique de première pierre – ou plutôt de la première botte de paille – de la maison de santé Villanaise. Le cabinet Prix Architecture a en effet proposé à la collectivité une construction avec ossature bois-paille. Les murs sont constitués de coffrages en bois contenant de la paille pressée.

C’est le deuxième bâtiment public de la Sarthe (avec un collège à Mamers) ainsi édifié.

Une technologie qui présente des qualités isolantes naturelles ainsi qu’un confort acoustique et hygrométrique. Ce qui réduira la charge énergétique du bâtiment. Le mode de chauffage retenu sera un puits canadien couplé à une pompe à chaleur.

Des choix qui cadrent avec le projet qui se greffe à la maison de santé. L’équipement est implanté en sortie de bourg sur la route menant à Crosmières.  » Elle sera la figure de proue d’un futur quartier qui intégrera des données environnementales « , annonce Laurent Hubert.

Quatre hectares sont constructibles.

Source
journal.lemainelibre.fr
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