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Le Mans. Rentrée tout schuss pour le trio des parlementaires PS

La sénatrice Nadine Grelet-Certenais, et les députées Sylvie Tolmont et Marietta Karamanli

Elles veulent « mener des combats communs » et « donner l’exemple ». Le trio de sarthoises retrousse ses manches. Avec détermination.

Elles sont gonflées à bloc : la sénatrice Nadine Grelet-Certenais, et les députées Sylvie Tolmont et Marietta Karamanli ont fait une rentrée politique atypique. Dans un milieu politique parfois impitoyable, les trois parlementaires sarthoises veulent « mener des combats communs » . Elles ne se regardent pas en concurrentes ou en chiens de faïence : « Nous sommes complémentaires », assurent-elles.

Supprimer des députés ?

Ne leur parlez pas du projet de réduction du nombre de circonscriptions. Aussitôt, elles démarrent au quart de tour : « Le risque, c’est d’avoir des députés assis sur leurs bancs, et déconnectés de la réalité », souligne Marietta Karamanli. « Il y a un vrai problème de compréhension de nos institutions », regrette Sylvie Tolmont. « Nous sommes dans un département semi-rural où nous devons redonner la réalité de ce qui se passe là-haut », explique Nadine Grelet-Certenais.

Et les municipales ?

Toutes parlementaires qu’elles sont, on ne peut s’empêcher d’interroger Marietta Karamanli et Nadine Grelet-Certenais sur l’échéance des municipales. Auraient-elles des intentions au Mans (Sarthe) ou à La Flèche (Sarthe) ? Pas de déclaration fracassante, mais Marietta Karamanli, déterminée lorsqu’elle parle du Mans, rappelle que « les municipales se font avec les citoyens, pas avec les partis ». Et Nadine Grelet-Certenais répond juste par un sourire aux journalistes qui l’interrogent sur ses intentions à la mairie de La Flèche. Mais elle ne dit pas non.

Pas de cadeau

Le trio ne fera pas dans le registre « femmes fragiles » sur les dossiers à défendre à Paris. L’ambiance est plutôt à l’artillerie lourde, ou « pas de cadeau ». Lorsque l’on parle de réduction des déficits à Marietta Karamanli, la députée dénonce « des efforts supplémentaires portés par les plus modestes, sans contreparties ». Beaucoup de sujets vont tourner autour de l’avenir des zones rurales. Sylvie Tolmont dégaine sur le projet de réduction de postes dans l’éducation nationale : « 1 800 postes supprimés, c’est insensé ! La montée annoncée des effectifs, comment va-t-on la gérer ? »

Nadine Grelet-Certenais, qui voit rouge avec la désertification médicale, estime urgent de « rendre à tous les territoires ruraux des services essentiels », et tire le signal d’alarme sur « les jeunes pour certains qui sont décrocheurs : quels moyens met-on en place pour eux ? », demande-t-elle. Le cartable des trois parlementaires est chargé, de la LGV (ligne grande vitesse) à la carte scolaire, en passant par le droit à l’IVG (interruption volontaire de grossesse) au bailleur, la pauvreté, le chômage. Elles entendent le faire « sur le terrain ».

Source
Ouest France
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