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La Sénatrice présente aux Voeux du PSSL

Lors des vœux à l’hôpital en ce début janvier 2020, la direction annonçait que 2019 fut une année charnière pour le Pôle Santé Sarthe et Loir (PSSL). Une année marquée, en automne, par la fermeture, durant la nuit, des urgences, et la suspension du Smur toujours en cours.

Voeux du PSSL

« 2020 ne sera pas un long fleuve tranquille, ce sera une année cruciale pour l’avenir du PSSL » a déclaré Catherine Robic. D’entrée de jeu, la directrice a planté le décor : une pénurie médicale qui rend très compliqués les recrutements de médecins, et une situation financière qui se dégrade.

Direction : des changements

2019 a d’abord été marquée, en janvier, par le départ d’Yves Praud, directeur. Catherine Robic a succédé à M. Plassais qui assura l’intérim jusqu’en juin. Trois directeurs adjoints sont partis (mutation, retraite…). L’équipe administrative est, elle aussi, réduite. Autre changement : Geneviève Rouault a pris la direction des ressources humaines. Quant à Jean-Baptiste Grignou, il est le nouveau directeur financier.

Il manque 30 % d’urgentistes en Sarthe

L’hôpital traverse une crise très grave en France. Crise particulièrement marquée en Sarthe où il manque actuellement 30 % de l’effectif d’urgentistes. C’est cette pénurie médicale qui a amené la direction à prendre la décision de fermer temporairement le service d’accueil des urgences, du 24 septembre au 14 octobre 2019.

Vers une réouverture du Smur

« Quant au Smur, il est suspendu depuis le 24 septembre.Cette décision a été douloureuse à prendre, mais nécessaire car responsable », a déclaré Mme Robic, avant de confier : « Nous espérons d’ici quelques semaines pouvoir annoncer la réouverture du Smur ». À ce sujet, la directrice évoqua également « la mise en œuvre d’une expérience pilote de Smur non médicalisé en Sarthe »

Des recrutements

Le Dr Masloh, vice-président de la Commission médicale d’établissement (CME) a pris la responsabilité du secteur des urgences par intérim. « Ce dernier s’attelle à fidéliser des praticiens » a souligné Mme Robic, avant d’annoncer le recrutement prochain d’un praticien chef de service à temps plein, pour « solidifier et construire une équipe médicale, en partenariat avec le service des urgences du centre hospitalier du Mans. »

Une situation financière qui se dégrade

5,6 millions d’euros : c’est le déficit (tous budgets confondus) prévisionnel pour 2019, la clôture des comptes étant en cours. La directrice a exprimé une inquiétude supplémentaire sur le secteur médico-social dont le déficit s’aggrave (- 320 000 €). Pour Catherine Robic, les causes sont multiples : « Ce déficit est évidemment lié à la pénurie médicale qui nécessite un recours important et onéreux à l’intérim médical et paramédical, pour maintenir l’offre de soins. Mais ce déficit est aussi lié à des causes plus structurelles », note-t-elle.

Des secteurs en baisse

Sur les séjours d’hospitalisation, l’activité est en baisse de 8,8 % ; en chirurgie ambulatoire, la diminution de l’activité est de 24,6 %. Le nombre de consultations externes a baissé également de 8,6 % (soit 38 604 en 2019) ; les urgences ont enregistré une baisse de passages (il y a eu trois semaines de fermeture la nuit). En 2019, 23 638 personnes sont passées par les urgences, contre 25 107 en 2018.

Un plan de transformance en 2020

2020 sera l’année de la mise en œuvre d’un plan de transformance sous la conduite de l’ARS (agence régionale de la santé). « Le mot inquiète, mais nous devons aller au-delà des mots », a fait savoir le Dr Philippe Bourrée, président de la CME. À ce sujet, Marc Joulaud, président du conseil de surveillance de l’établissement et maire de Sablé, a reconnu : « Transformance, c’est un terme un peu technocratique, mais l’enjeu est important ». Pas question pour lui d’être trop négatif, même s’il s’attend à une année 2020 difficile. « Restons optimistes car il y a des points positifs, le PSSL reste un très bel établissement. Et restons unis car nous aurons des combats à mener pour défendre l’avenir de cet hôpital, dont nous avons tous besoin. »

Source
Ouest-France
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