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La sénatrice Nadine Grelet-Certenais évoque son année au Sénat

OUEST-FRANCE
Propos recueillis par Philippe RIDOU. Modifié le 10/12/2018 à 09h05

Conseillère municipale de La Flèche et sénatrice de la Sarthe, Nadine Grelet-Certenais évoque son année au Sénat, les Gilets jaunes et les Municipales de 2020.

 

Vous êtes entrée au Sénat en octobre 2017. Un an après, quelles sont vos impressions ?

C’est une expérience riche, avec une prise de recul, une mise en perspective avec le territoire qui me semble intéressante. J’observe que des convergences transpartisanes se dessinent sur certaines décisions, par exemple, sur la défense du pouvoir d’achat des agriculteurs.

Quel a été le sens de vos interventions au Sénat ?

J’ai notamment alerté la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, sur les problèmes d’accès à l’IVG (Intervention volontaire de grossesse) au Bailleul. Au-delà de cette question, c’est l’accès au soin pour les populations rurales. Je suis intervenue pour défendre la liaison TER Le Mans-Alençon sur laquelle plane un risque de remise en cause. Je plaide pour mettre en place un territoire zéro chômeur en Sarthe et expérimenter le revenu de base, notamment pour les étudiants.

Vous avez été entendue ?

Je pense que les sénateurs ont un rôle de lanceurs d’alerte auprès des ministres… Mais les réponses ne vont pas toujours dans le sens voulu. On a connu une déferlante de réformes qui laissé peu de place au dialogue. Des sénateurs me disaient qu’avant 80 % des amendements passaient, aujourd’hui moins de 50 % sont acceptés.

Vous revendiquez votre ancrage local ?

Mes parents, viticulteurs, se sont investis pour leur commune. J’ai été boursière, j’ai travaillé pour financer mes études, j’ai fait ma carrière dans le champ du social. Mon expérience personnelle et professionnelle me légitime dans mon rôle de parlementaire. Il ne faut pas être hors sol : quand je pose mes valises dans la Sarthe, le jeudi soir, je suis dans le concret et dans l’écoute. Je suis une femme de terrain, de contact… Même si c’est quelques fois très prenant (rires).

Vous écoutez les Gilets jaunes ?

Je soutiens leurs revendications sur le pouvoir d’achat. Ma permanence est ouverte à tous, y compris aux Gilets jaunes.

Que pensez-vous des mesures du gouvernement ?

La décision d’annuler les taxes est nécessaire pour apaiser le climat, mais elles arrivent trop tardivement. Il faut que le mouvement des Gilets jaunes se structure et que les syndicats et les partis politiques se retrouvent autour de la table des négociations.

Qu’attendez-vous des annonces d’Emmanuel Macron ?

À minima, que le président tienne compte de l’inflation et annonce la revalorisation des retraites, des prestations sociales, du Smic, des pensions d’invalidité.

Sur le pouvoir d’achat des salariés, le gouvernement fait un appel du pied aux entreprises ?

Tout à chacun, à son niveau, doit répondre à l’urgence du pouvoir d’achat. Mais toutes les entreprises, notamment les plus petites, n’ont pas toutes les mêmes marges de manœuvres.

On est souvent venu vous chercher pour briguer des mandats : c’est encore le cas pour les Municipales de La Flèche, en 2020 ?

Je suis sollicitée. Je me donne le temps de la réflexion mais il va falloir me décider rapidement. J’ai toujours dit que je resterai dans l’équipe municipale. Il faut rester ancrée. J’espère continuer à apporter ma pierre à l’édifice. J’y contribuerais de là où je serais.

Permanence : 16, boulevard d’Alger à La Flèche. 02 43 48 80 08.
Site : https://www.nadine-grelet- certenais-senatrice.fr/

Source
Ouest France
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