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Interview «À l’écoute du territoire»

Seconde femme sénatrice de la Sarthe après Marie Oyon, qui siégea après-guerre, la Fléchoise Nadine Grelet-Certenais dresse le bilan de sa première année de mandat.

Dans quelles commissions siégez-vous?

Je siège à la commission des affaires sociales, qui recouvre un champ d’action très vaste: santé, travail, emploi, chômage, précarité, handicap, médecine, personnes âgées… Autant de thèmes qui m’amènent à travailler étroitement avec la commission de l’aménagement du territoire et les autres sénateurs.

Je suis épaulée par des collaborateurs, à Paris et ici, à La Flèche, à la permanence parlementaire du boulevard d’Alger. Cette permanence, c’est le lieu technique et logistique pour organiser mes rendez-vous et recevoir mes interlocuteurs.

Je me déplace également le plus possible sur le terrain, à la rencontre des élus du territoire, des associations et aussi des citoyens. Les manifestations sarthoises auxquelles je suis invitée me permettent d’être en phase avec ce territoire semi-rural auquel je suis très attachée.

Sur quelles questions êtes-vous mobilisée?

La ruralité, les hôpitaux de proximité, l’accès aux soins, le handicap, la lutte contre l’exclusion, les écoles, la revitalisation des territoires…

Autant de sujets essentiels dans la vie quotidienne des citoyens, et en particulier des plus fragiles. Ce sont aussi des questions qui impactent la vie des territoires.

Derrière tout cela, c’est bien souvent le maintien des services publics qui est en jeu.

Et je mesure l’inquiétude des élus de terrain, leur crainte de voir disparaitre ce qui fait la richesse et la vie dans leurs communes ou leurs inter-communalités. Il faut être très vigilant sur cette question.

Au terme de cette première année, quel regard portez-vous sur le travail parlementaire?

Le planning des sénateurs est très intense.

Nous recevons énormément de propositions de loi à étudier. Pour être en capacité de mener un travail de fond, nous sommes donc contraints de nous spécialiser et de recevoir en audition de nombreux interlocuteurs et experts.

C’est d’ailleurs pour cela que le grand public peut être surpris de voir peu d’élus siéger en séance publique: nous sommes souvent au même moment au travail, dans des salles de réunion et représentés en séance par un ou plusieurs parlementaires de notre groupe.

J’ai le sentiment que ce rythme nuit au débat et renforce le pouvoir donné à l’Administration. A terme, les territoires risquent d’être moins entendus. Chaque réforme constitutionnelle passée, réduisant le rôle des parlementaires, s’est faite au détriment de la démocratie.

Pourquoi avoir conservé vos mandats locaux?

Pour moi, c’était une évidence de continuer à siéger au conseil municipal de La Flèche et à la Communauté de communes.

Sans mandat local, on court le risque d’être déconnecté de ce qui se passe sur le terrain, de ne pas prendre conscience de la répercussion des décisions sur la vie des communes et de la population. Avoir conservé mes mandats d’élue locale me permet donc de rester dans le concret.

Cette expérience enrichit également mon travail de sénatrice.

Bio express

1959: naissance à Rochefort-sur-Loire, Maine-et-Loire

2001: conseillère municipale

2002: adjointe au maire chargée des Affaires sociales

2008 à 2017: Première adjointe au maire

2012 à 2017: conseillère générale puis conseillère départementale de la Sarthe

1er octobre 2017: sénatrice de la Sarthe

Source
ville-lafleche.fr
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