Communiqués de presse

Grève des urgences

Le gouvernement doit prendre la mesure de la crise hospitalière

 

communiqué de presse Souriau

Grève des urgences : le gouvernement doit prendre la mesure de la crise hospitalière

 

Paris, le 18 septembre 2019

Cela fait maintenant près de six mois que les services d’urgence français alertent sur une situation plus que critique sur l’ensemble du territoire national.

Le manque de moyens accordé par l’État, se répercutant directement sur le manque de personnel et le manque de lit, a des conséquences absolument dramatiques. Le personnel est épuisé (60 % des urgentistes se disent en burn-out selon une enquête de l’Association des Médecins Urgentiste de France, AMUF), contraint de faire face à un cumul des tâches, à des heures supplémentaires non-payées, aux violences de patients excédés, le tout dans une ambiance de travail sous pression.

Cette situation catastrophique n’épargne pas la Sarthe. Les urgences du Mans sont en effet l’un des premiers services de France à avoir suivi ce mouvement de grève, manifestant leur détresse depuis mai et rejoints par les centres hospitaliers du Bailleul et de La Ferté-Bernard.

Face à ce dossier d’urgence publique, le gouvernement apporte une bien faible réponse. Agnès Buzyn, ministre de la Santé, a annoncé lundi un plan « de refondation », peu ambitieux face aux enjeux et aux revendications du personnel de santé. Aucune augmentation de budget, pas de lits supplémentaires, pas de créations de postes, pas de revalorisation des salaires pour les agents hospitaliers. Les 754 millions d’euros annoncés seront prélevés sur des crédits existants.

La généralisation des « admissions directes » sans passage aux urgences pour les personnes âgées et la « meilleure gestion des lits » ne créent pas pour autant l’ouverture de nouveaux lits, pourtant essentielle. Rappelons que 100.000 lits ont été fermés en 20 ans (-20%) alors que la population française a augmenté de 7 millions sur la même période (+12%). De la même manière, développer une « vidéo-assistance entre les EHPAD et le Samu » pour éviter les hospitalisations en cas de « pathologies bénignes » paraît totalement dérisoire quand on sait que les personnels des EPHAD comme du Samu sont déjà surmenés.

Face à une crise sans précédent, le gouvernement ne peut se contenter de proposer des mesurettes ou des réorganisations. Nous entamons bientôt la lecture du projet de loi financement de la sécurité sociale pour l’année 2020 au Parlement cet automne. Une redéfinition de l’objectif national de dépenses d’assurance maladie (ONDAM) pourrait être envisagée pour relever la situation de l’hôpital public. Membre de la Commission des Affaires sociales du Sénat, je ferai des propositions en ce sens.

Contacts :
Paris : Mathieu CLAOUÉ, Collaborateur parlementaire de Nadine GRELET-CERTENAIS.

n.grelet-certenais@senat.fr – 01.42.34.42.42 / 07.78.84.58.21

Département : Isabelle COZIC-GUILLAUME, Collaboratrice parlementaire de Nadine GRELET-CERTENAIS.

Ludovic LANTRAIN, Collaborateur parlementaire de Nadine GRELET-CERTENAIS.

n.grelet-certenais@senat.fr – 02.43.48.80.08 – 16 bd d’Alger, 72200 La Flèche.

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