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Arjowiggins, la longue attente

C’est ancré dans les esprits. En Sarthe, les 830 « Arjowiggins » ne seront pas tous sauvés. Combien perdront leur emploi. Qui, et dans quelles conditions ? Des questions lourdes.

Avant que le tribunal de commerce examine les offres de reprise le 6 Mars prochain (désormais la date est la même pour tous les sites), les salariés d’Arjowiggins connaissent des jours difficiles.

 » Rien de palpable »

Même si des investisseurs examinent le dossier, la situation est différente si on se trouve à Saint-Mars-La Brière ou à Bessé-sur-Braye. Trois repreneurs sont encore sur les rangs dans le premier cas, un seul dans le second. Toujours est-il qu’en l’état actuel des propositions, il risque de manquer autour de 250 emplois à l’appel avec absence de solution « type PSE ».

De quoi ajouter de l’inquiétude à la forte incertitude déjà pesante.

Qu’il s’agisse de Bessé-sur-Braye ou de Saint-Mars-la Brière, les salariés vivent au rythme des annonces potentielles de reprises, des marches arrière (comme ce fut le cas à Bessé avec le retrait de l’offre déposée par la directrice générale) et surtout des incertitudes.

Ce sentiment était palpable hier midi sur la place de l’église à Saint-Mars-la-Brière à l’issue de la marche organisée entre l’usine du Bourray et le coeur de la commune. « On entend des on-dit, mais en fait il n’ya rien de palpable« , témoigne un salarié du haut de ses 42 ans passés au sein de l’usine du Bourray.

Un forum ?

Comme Nadine Grelet-Certenais, sénatrice, Isabelle Lemeunier, conseillère départementale et de nombreux élus locaux, Marietta Karamanli, députée a participé à ce rassemblement.

Au regard de la situation, l’élue pense à la suite. En regardant les offres sur la table, la députée estime peu probable le maintien des effectifs actuels. D’où une certaine anticipation et les démarches entreprises. Dans un courrier au Préfet de la Sarthe, elle demande d’organiser un forum de l’emploi concernant le site du Bourray.  » Je pense qu’il pourrait être utile d’organiser, avec les services de Pôle Emploi et de tous les organismes d’accompagnement économiques concernés, une rencontre des métiers des emplois« , écrit-elle.

Combien de salariés ?

Du côté des salariés, cette dimension sociale fait son chemin. « En ce moment chacun se demande qui va perdre son emploi et quels critères seront retenus« , nous livre un salarié travaillant dans le secteur des expéditions. Selon un autre, pour les départs va également se poser la question des conditions « dans la mesure où la société est défaillante il n’y aura pas de plan social« .

Mercredi à la préfecture. Laurent Trudel de la CGT rappelle quant à lui : « l’organisation avec l’intersyndicale d’une marche solidaire mercredi matin au Mans (rendez-vous à 10 heures aux Jacobins) avec les collègues de la papeterie du Bourray. Nous allons rencontrer le préfet avec lequel nous avons pris rendez-vous. Nous voulons l’interpeller pour trouver des solutions consistant à préserver les emplois sur les sites Sarthois »

Photo : Ouest-France / Article : Maine Libre

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